Je (re)découvre depuis le début de cette année le système de gestion de contenu WordPress. J’apprécie particulièrement son processus de développement de thèmes, qui est peu complexe et ne nécessite pas (contrairement à Joomla) de connaître sur le bout des doigts une multitude de classes propriétaires.
Par contre, j’aime moins la fameuse ‘loop’ (un ensemble d’instructions qui publie les contenus du blog) : elle peut s’avérer capricieuse , voire carrément casse pied. Mais à la faveur des circonstances (après midi pluvieux) et avec l’aide de plusieurs litres de caféine et du codex de wordpress , j’ai pu la dompter.

J’ai été tenté à un moment de tout laisser tomber et d’aller télécharger illégalement un thème wordpress premium. Je l’aurais ensuite fait passer pour une de mes créations. La manipulation aurait été d’une simplicité enfantine : 

  • Télécharger le thème et l’installer,
  • Renommer le dossier;
  • Editer le fichier style.css pour se faire passer pour l’auteur du template;
  • Modifie deux trois élements graphiques (logos, arrière plan et en têtes de menus) sous photoshop et le tour est joué.

Exit donc le besoin de passer des heures devant photoshop/fireworks à créer une charte graphique, puis des heures sur Aptana à s’assurer que le bouzin est cross browser compatible. En, allez, tout au plus 4 heures, on construit un beau site web, parfait du point sémantique et valide selon les standards du w3c.

Avec en bonus son nom sur le site web ET dans le code source 🙂

Mais voilà … en plus des considérations éthiques évidentes (licence, droit d’auteur et autres), maquiller un thème wordpress met en danger la crédibilité du ‘maquilleur’ auprès de techniciens avertis et capables de lire  ‘l’adn du code’.

Comme ce type.

jean luc houédanou

Non, plus sérieusement, chaque thème est la création unique d’un individu. Le code source derrière le thème génère est structuré selon une logique propre à chaque programmeur. Par exemple, je crée toujours une feuille ‘template.css’ qui importe les styles du site web (‘layouts.css’), les mises à zéro (‘reset.css)’ et les autres paramètres, je mets les blocs à faire flotter à droite avant les blocs à faire flotter à gauche, je n’utilise jamais de ‘display :inline’, bref…mon code a une identité, qui reste présente, même maquillée .

Donc, contrairement à ce que bon nombre de ‘designers’ et ‘graphistes’ semblent penser, ‘maquiller’ un thème ne sert pas à grand chose : l’apparence est certes changée, mais une bonne partie des informations permettant de reconnaître l’auteur original est toujours présente.

Par exemple, j’ai récemment eu à confondre un ‘designer’ qui me présentait son dernier site web réalisé sous wordpress. Un petit tour dans les css m’a permis de récuperer un fragment de code, qui une fois exporté sur google a retourné un paste bin  montrant des fichiers du thème original (thème habitat de kriesi).

Nul besoin de préciser qu’il a baissé dans mon estime depuis.

Pour conclure, Je n’ai rien contre les ‘maquilleurs de thèmes’ : chacun est libre de faire les choix qu’il veut, d’autant plus que nous sommes sur un continent où on peut choisir le chemin de la facilité et ne pas être inquiété.

Pour ma part, je préfère respecter l’effort d’autrui .

Note à moi même : joindre les actes aux écrits et développer un thème pour ce blog.

Jean Luc Houédanou