C’est le moment de l’année où un réseau social s’essaie , avec plus ou moins de succès,  à l’exercice du ‘facebook craint, nous sommes meilleurs mais surtout nous préservons votre vie privée sur internet, nous (note personnelle : de mon temps, on considérait que toute information publiée sur internet était publique. Mais je suppose que les gens voient les choses différemment aujourd’hui)”

Certains, tels Google+, réussissent, car ils apportent des nouvelles fonctionnalités (les cercles , les hangouts et l’intégration de l’écosystème google) et d’autres, tels diaspora se plantent en beauté.

Unthink, dont on a beaucoup parlé sur ce blog, fait partie de la deuxième catégorie : il promettait de réléguer facebook aux oubliettes en proposant un meilleur contrôle de la vie privée et un plus grand contrôle sur les contenus publiés. Les prémisses (teasing et modèle économique) semblaient alléchantes : mais à l’arrivée, on se retrouve avec une bonne idée gâchée par son emballage.

Bien : le modèle économique 

Sur unthink, on ne vend pas vos informations au plus offrant : c’est l’internaute qui choisit une marque .

Cette dernière apparaît alors dans une section dédiée de son profil, au lieu de parasiter son flux et sert à génerer des revenus publicitaires pour Unthink.

Bref, tout le monde est gagnant

Moins bien : le reste

Commençons par le design : je pourrais écrire 3 paragraphes sur le sujet. Mais une image valant mille mots, et une image légendée en valant trois milles , je me contenterais de vous laisser comparer le teasing d’unthink

et unthink, dans toute sa splendeur

Est ce réellement là la réponse des designers d’unthink à Google+ et facebook ? Une sorte de portail sans identité propre ? Mais surtout, en reprenant le style visuel et les “i-chose” chers à Apple (iendorse, iunthink, ibelieve) , est ce que ce réseau social ne s’expose pas à des poursuites judiciaires ?

Mais plus sérieusement, après test des fonctionnalités, j’ai du mal à voir ce qu’Unthink a de particulier : c’est juste un mélange de facebook, twitter (hashtag) et linked in, en plus moche .
Bref, je ne vois rien qui m’incite à devenir un ‘unthinker’ (sans rire).

Jean Luc Houédanou