On peut affirmer sans se tromper que nous sommes actuellement en pleine saison des tablettes numériques: Microsoft dévoile sa Surface, Apple son deuxième iPad de l’année et Google devrait dévoiler sous peu une version rafraîchie de sa Nexus.

De toutes ces tablettes, seule celle de Microsoft retient réellement mon attention. La raison est la suivante : j’aime la direction prise par Microsoft. Après avoir testé Windows Phone, puis Windows 8, je me suis rendu compte qu’il s’est opéré un véritable changement de paradigme au sein de la firme de Redmond. On semble y avoir fait table rase du passé afin de créer une nouvelle expérience utilisateur régie par deux principes:

  1. Simple is beautiful
  2. On ne copie pas sur la feuille du premier de la classe,et, oui, je parle bien d’Apple. Et je parle de Samsung, HP, Sony, insérez le nom de qui vous voulez ici (en parlant de ces vils imitateurs).

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu ce matin le test de Matthew Honan de Wired sur la nouvelle tablette de Microsoft.

Et que j’ai eu mon fou rire de la journée, en lisant les 3 premiers paragraphes de l’article.

Nobody asked me about my Surface. I tried flashing it all over the place. But despite my best efforts, no one seemed curious.
At Victrola Coffee Roasters in Seattle, I sat in the front window, with a hot pink Touch Cover attached, intentionally conspicuous. Nobody mentioned it. At the airport, I broke it out at the large open-air counter of a crowded bar. I sat in a seat at the gate, facing the walkway, pounding away at its keys on my lap. On a Virgin America flight, crowded with techies, I sat up front and kept it on my tray table the entire time, swiping from app to app. On San Francisco’s Muni transit system, I tentatively typed in my seat, afraid it may be snatched on the crowded train. But no one said a word.
The only person to comment on it was a TSA agent at the Seattle airport, who told me I didn’t need to take my iPad out of my bag.

En termes plus simples, en lieu et place de la réaction habituelle de monsieur madame tout le monde à la vue d’un iPad (hey, c’est un iPad ?) , la tablette de Windows semble plutôt susciter le niveau d’intérêt ci dessous.

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Plus sérieusement, 2 raisons simples sont à l’origine du fait que la surface ne fasse pas autant tourner les têtes qu’un iPad.

Même lorsqu’elle est accompagnée d’un clavier rose.Du genre rose fashionista .

La première, de loin la plus évidente, étant que ce n’est pas un iPad. Certes, la Surface est un bien bel objet, mais l’iPad est une véritable réussite, imitée (oui, je parle cette fois de toi en particulier, Samsung Galaxy Tab) mais inégalée. Je me rappelle qu’à l’époque, j’avais un ami qui avait un baladeur Zune de 30gb, bel objet d’un noir mat que personne ne semblait vouloir toucher, tandis que mon iPod Vidéo nacré attirait tous les regards. En d’autres termes, pour l’instant, Apple a une expertise incontestée en termes « design remarquable » (plus connu sous le nom de ‘Bling Bling’).

La seconde est qu’on est dans l’époque où les tablettes numériques ne sont plus vraiment des curiosités pour le commun des mortels, comme le furent à une époque les téléphones avec une antenne intégrée ou plus récemment les téléphones à écran tactile. Par conséquent, j’assimilerais le manque d’attention pour la tablette de Microsoft à une forme de validation. Même si, avec son clavier extérieur, la Surface ressemble plus à un netbook, voire un laptop sous cure d’amincissement qu’un laptop , ce qui pourrait expliquer le manque total d’inattention pour cet objet.

Jean Luc Houédanou

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