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Le web ivoirien est une zone de non droit.

Par conséquent, il est fréquent ça et là d’entendre des bloggers ou producteurs de contenu se plaindre du fait que leurs billets ou leurs contenus soient repris soit dans des coupures de presse, soit sur des portails d’information, et ce sans mention ni hyperlien retour vers la source originale.

Mais bon, ce n’est que du contenu , me direz vous .

Ben oui, il n’y a pas mort d’homme …

Détrompez vous.

En plus d’être un signe manifeste de paresse intellectuelle (à mon avis, l’un des maux les plus fréquents chez les élites et intellectuels sous nos cieux), ce genre de pratique expose le blogger ou producteur de contenu spolié à un déclassement dans les résultats de recherche. En effet, une fois votre contenu dupliqué, si le site web qui reprend le contenu à votre insu est plus ancien, a plus de liens entrants et un meilleur page rank que le vôtre, vous risquez fort de le voir passer avant vous dans les listings des résultats de recherche de Google.

Qui plus est, certains voleurs de contenu ont recours à ces méthodes pour pouvoir attirer des visiteurs et vendre de l’audience publicitaire à des annonceurs peu regardants sur leur audience (note à vous , chers annonceurs, exigez qu’on vous montre un taux de rebond et un temps moyen passé sur le site avant de signer quoique ce soit). Ou encore obtenir des clics sur Adsense.

Mais trêves de bavardages, ci dessous la marche à suivre :

  • Dans un premier temps, mettez en place des mesures préventives, histoire de contrecarrer les prochains vols de contenu : 
    • Précisez (généralement dans la colonne ou dans le pied de page) que vous détenez tous les droits sur les contenus de votre site web . N’hésitez pas à citer le code la propriété intellectuelle : plus on aura l’impression que votre maîtrise du sujet est grande, plus les chances de vous faire voler seront minces;
    • Pour détecter les vols de contenu, créez 4 alertes google avec le titre de votre article, et les 3 premières phrases de l’article . Ainsi toutes tentative de vol de contenu sera détectée dans la semaine même;
  • Assemblez ensuite des preuves, généralement sous la forme d’impressions écrans présentant d’une part et d’autre le contenu original et le contenu spolié. Cela pourra servir dans les étapes subséquentes.
  • Contactez ensuite le site web incriminé, afin de demander la suppression du contenu incriminé . Soyez ferme, mais poli.
  • Si vous tombez sur des individus bornés ou qui essaient de vous expliquer qu’ils vous font de la ‘publicité gratuite’, laissez tomber. Ne nourrissez pas le troll , et passez à l’offensive.
    Oui, dans ce cas de figure, vous avez le droit d’utiliser l’arme ultime, la kryptonite de ces gens :

le whois domain tools

Cet outil vous permettra d’obtenir les contacts de l’hébergeur du voleur de contenus. Vous pourrez alors lui envoyer un courriel précisant l’url du contenu dupliqué et l’url du contenu orginal, puis demander (toujours poliment) le retrait de votre contenu. Je peux vous assurer qu’il y a 90% de chances que cette requête soit couronnée de succès : les hébergeurs (sérieux) ont en aversion le vol de contenu et ont des arguments très convaincants pour convaincre ceux de leurs clients qui s’y adonnent. 
Comptez un délai de 24 à 48 heures pour que la situation revienne à la normale.

 

Jean Luc Houedanou

source de l’image : Pixabay