A Unix Mind In A Windows World .

Chroniques tech et pérégrinations digitales. Opinons incluses.

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Il faut toujours avoir un plan B, au cas où le plan A tourne au vinaigre. Et ce n’est pas Martha Chumo qui dira le contraire, comme la vidéo ci dessous le montre:

Cette jeune kenyane programmeuse autodidacte s’est vu refuser par deux fois le visa (pour des raisons suivantes : 1 - vous êtes entre deux ages 2 - vous n’avez pas d’attaches sociales au Kenya ) pour rejoindre le Hacker School dans la ville de New York. En toute logique, elle a décidé de "relever le défi de la dignité" (après une semaine de dépression).
Bon, j'y vais un peu fort. J'aurais aussi pu parler d’une “Bousso Dramé bis” ou de "Rosa Parks Junior" mais la comparaison n’est pas vraiment indiquée . 
En effet, le fait que ces deux histoires se déroulent à quelques semaines d’intervalle n’est qu’une pure coïncidence. 
Certains diront que là où Bousso Dramé a créé (volontairement ou involontairement) un véritable buzz sur la toile et les médias sociaux qui retombera d’ici à quelques semaines (et je dois avouer que je suis tout à fait d’accord sur ce point : de ce côté de l’atlantique, on se borne, moi en premier, à retweeter,à facebook et à commenter sur un sujet en considérant ceci comme un acte valable d’activisme online. Du fait même, bon nombre de causes ayant commencé par un buzz ne sont pas allées plus loin que l’écran de l’ordinateur qui les a vu naître…), Martha Chumo est allée plus loin en lançant une levée de fonds pour mettre sur pied un institut permettant aux jeunes africains de l’est de devenir de meilleurs programmeurs tout en restant en Afrique .
Mais encore une fois, la comparaison n’a pas de raison d’être ; chacune de ces deux femmes mènent un combat différent, dans un contexte différent, même si la finalité est la même : montrer à ces messieurs dames que la règle du visa est un mal nécessaire, dont on pourra aisément se passer, mais à laquelle on est obligé de se soumettre . 
Et non, ce n’est pas un aigri qui écrit ces lignes, étant donné qu'il a eu un visa canadien, puis américain avant de revenir gagner sa vie sous nos tropiques :).
Plus sérieusement, pour en revenir à l’histoire donc, les fonds levés serviront, entre autres :
  •  a obtenir une connexion haut débit
  • a payer les factures et les charges
  • a acheter des laptops pour les participants 
  • etc, 
Autrement dit, c'est une levée de fonds utile. Qui plus, tout don de plus de 25$ sera recompensé par un sticker Nairobi Dev School.
Cliquez ici pour en savoir plus sur  (et surtout soutenir) ce projet.

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