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Chroniques tech et pérégrinations digitales. Opinons incluses.

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Et leur capacité à discerner le bien du mal, comme l’exemple ci dessous nous le montre.
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Ce “rappeur” (oui, ne vous fiez pas à son air de membre de Milli Vanilli) était une véritable star locale, plus à cause de sa propension à afficher ses gouts de luxe qu’à son aisance derrière un micro.
Young QC, de son nom d’artiste, voulait être un rappeur.  Mais Qawmane Wilson sera un (autre) numéro désignant un jeune afro-américain incarcéré.
Et pour longtemps, étant donné qu’il est suspecté d’avoir commandité l’assassinat de sa mère , afin de pouvoir toucher son assurance vie, les fonds épargnés par cette dernière et ainsi pouvoir vivre une vie de pacha.  Pour preuve, la photo ci dessous, datant du 22 septembre 2012 , soit 18 jours après le décès de sa mère.
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J’aurais pu écrire que cela lui pendait au nez depuis longtemps, étant donné les valeurs morales véhiculées par cette culture qu’il avait fait sienne : le hip hop .  En effet, il semble que n’importe quel adolescent ou jeune adulte exposé trop longtemps à cette musique, privé d’une forte autorité parentale, développe une fascination pour le gangstérisme, les comportements déviants et les comportements sexuels à risque, multipliant ainsi par 3 ses chances d’arriver dans la vie adulte :
  • sans emploi – parce qu’un gangster ne travaille pas, il “magouille” ("he keeps it real ya'll, he a hustla" pour parler dans la langue de dolemite);
  • avec une addiction soit aux boissons alcoolisées, soit à la marijuana, soit aux deux – parce que tout rappeur qui se respecte a fumé un joint ou deux et boît régulièrement du Patron, ou du Ciroc;
  • avec un enfant hors mariage ou des maladies vénériennes – parce qu’un rappeur est adepte du “hit it raw”
  • et j’en passe…
Et avant de me traiter de gros snob coincé, je tiens à préciser que l’auteur de ce blog était un fan absolu du Wu Tang Clan – dans le genre à acheter un disque de Tupac Shakur juste pour “écouter la chanson où il y a le feat de method man - mais qu’il a vieilli depuis et s’est rendu compte que cette musique de la rue et sa sous culture n’ont vraiment rien engendré de positif. Sauf pour ceux en qui tirent les ficelles.
Mais surtout, voir cette culture et sa musique transformer des jeunes hommes bien sous tous les rapports en des ersatz de gangsters – le genre qui vit encore chez sa mère et qui a peur des forces de l’ordre – ainsi que des jeunes filles réduire leur niveau d’aspiration au plus bas possible – devenir un objet sexuel – et voir comment elle a peut amener n'importe qui à écarter à une carrière sérieuse, sous prétexte d’en poursuivre une dans la musique, a achevé de me convaincre de la nocivité du hip hop.
Qui plus est, mes parents ont bien fait leur travail en ce qui concerne mon éducation. Je n’ai certes pas été élevé au martinet, mais j’ai vite appris qu’il était fort douloureux de remettre en cause l’autorité parentale, surtout dans une famille béninoise . Mes parents avaient des arguments … frappants … contredisant à chaque fois mes velléités de rébellion insufflées en moi par le Wu . Donc, bien qu’ayant été exposé à tous les stéréotypes véhiculés par le hip hop et à une culture où on ne vous apprend ni à entreprendre, ni à travailler, ni à vous exprimer ou encore moins à vous habiller convenablement, je n’ai pas mal tourné. Car je savais qu’en m’habillant, me comportant ou en parlant d’une certaine façon, ce n’est ni à Method Man, ni à Raekwon, ni à Rza que j’aurais eu à rendre des comptes, mais bel et bien à mes parents.
La question qu’il convient donc de se poser est  : où étaient les parents de Young QC quand il a mal tourné  ? En effet, après avoir visité ( par curiosité morbide, je l’avoue) la page Facebook de ce jeune homme, je me suis rendu compte qu’il était clairement, un jeune homme à (et avec des) problèmes, postant à peu près tout et n’importe quoi en ligne. Qui sait si le drame n’aurait pas pu être évité si sa mère avait visité sa page facebook ou s’était abonnée à son compte twitter, avant de le rappeler à l’ordre ?
Il faut donc chercher le coupable du côté des parents, mais surtout de leur manie à laisser leurs enfants poster tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux
Les enjeux ne sont plus les mêmes : les enfants maitrisent très tôt Internet et le partage de contenu. A l’âge de l’adolescence, ils ont tous les moyens pour satisfaire leur manque d’attention , leur soif de découverte du monde et leur volonté, insufflée par la musique, de se rebeller contre la morale et les valeurs des parents. Et le fait est que les dits parents soient, excusez l’expression, complètement à la rue en ce qui concerne Internet leur facilite la tâche. Et cela a déjà commencé : je pense que bon nombre de parents feraient une crise cardiaque en voyant les photos suggestives et les propos postés par leur progéniture sur les réseaux sociaux.
Les adolescents étant ce qu’ils sont, et l’influence du hip hop aidant, ils cherchent tous les voies et moyens pour impressionner leur entourage (  ce qui me fait penser que toutes ces personnes qui, en dépit de leur âge avancée, postent des photos d’elles dans des positions laissant peu de place à l’imagination…raison pour laquelle je me suis désabonné de plusieurs comptes twitter/instagram/google +/facebook l’année passée ) .
Et lorsqu’on fera un bilan – ou un lookback, pour être dans l’air du temps - de leur activité en ligne, il y a de fortes chances que le résultat ressemble à ceci.
Poster ce genre de contenu devient peu à peu monnaie courante ici, les parents ne comprenant rien à Internet et ne s’intéressant que très peu à ce que font leurs enfants en ligne. Et oh, que ceux qui pensent à me contredire aillent faire un tour sur le profil de la fameuse Lynda Dem.Je pense qu'il y a matière à exemple, montrant comment une certaine attitude sur les réseaux sociaux peut produire des résultats désastreux.
Il me semble donc être une obligation morale d’attirer l’attention de tout un chacun sur le sujet, afin que ces gamins ne prennent des décisions dont ils regretteront les conséquences une fois la vingtaine passée .
Donc, parents :
  • Intéressez aux réseaux sociaux;
  • N’hésitez à suivre l’activité en ligne de vos enfants : après tout c’est vous qui payez la facture d’Internet;
  • Offrez leur tablettes et smartphones si vous le désirez, mais pensez à activer les contrôles parentaux, et à faire des contrôles surprises pour voir ce qui s’y trouve;
  • Ne leur offrez ni réflex, ni smartphone haut de gamme ou autre bijou technologique trop cher : c’est une façon comme une autre d’enseigner à ses enfants qu’il faut travailler pour obtenir ce qu’on souhaite.
  • Montrez leur que tout a un prix. Et forcez, le plus tôt possible, à gagner leur propre argent et à développer une identité numérique professionnelle.
Mais surtout, parlez à vos enfants .Ne laissez pas leurs contacts facebook se charger de leur socialisation.

Ou faites comme bon vous semble. Mais n’oubliez pas qu’il en va peut être de votre propre sécurité

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