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Chroniques tech et pérégrinations digitales. Opinons incluses.

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Cet article appartient à la catégorie "Not Seen On Tv" de ce blog, où je présente mes vidéos web favorites.

Ça fait un bout de temps que j'ai regardé la télévision . Et avec ma découverte du jour, je pense que cet état de choses n'est pas prêt de changer.  Il s'agit d'une web série de 12 épisodes dénommée "Street Fighter Assassin's Fist", qui est dédiée à la genèse de deux des personnages de jeux vidéo ayant le plus marqué mon enfance : Ryu & Ken .
Si vous vous demandez de qui je parle, arrêtez de lire cet article. Et si, enfant, vous n'avez jamais essayé de reproduire le Hadoken, arrêtez de me lire à cet instant :) . 
Je viens d'en voir quelques épisodes, et force est de constater que c'est une véritable réussite à plusieurs niveaux.  Les effets visuels semblent tout droit sortis du matériel d'origine (sans être trop kitsch), la chorégraphie des combats et des mouvements ( tels le tatsumaki ) est plus que réussie, mais surtout les traits et le jeu des acteurs collent vraiment aux personnages d'origine (personnellement, je trouve qu'Akuma/Gouki est la plus belle réussite de la mini série . Par contre, la perruque de Ken est une véritable catastrophe) .
Je vous laisse juger par vous même : 

Et là, je dois faire une légère digression...
Street Fighter Assassin's Fist est un projet indépendant dont le coût se chiffre à £ 625 000 , soit environ 1 million et $ et des poussières  .
Les deux adaptations ( cette bouse infâme dénommée future cops ne méritant pas le titre d'adaptation de Street Fighter ) sur écran les plus connues de Street Fighter ( soit Street Fighter et Street Fighter : The Legend Of Chun Li) ont un coût estimatif qui se chiffre respectivement à 35 millions et 50 millions de $ .
Soit respectivement 35 fois et 50 fois plus cher, toutes choses étant égales par aillleurs.
Cette série, et j'écris ce qui va suivre avec tout le respect que j'ai pour Jean Claude Van Damme et les regrettés Raul Julia et Michael Clarke Duncan, est en termes de qualité visuelle, de scénario et de dialogue, à milles lieues des efforts des grands studios cinématographiques pour adapter Street Fighter sur le grand écran.
Plutôt que de continuer à s'interroger sur l'existence des Illuminati et leur main mise sur le monde du divertissement, peut être qu'il faudrait réfléchir sur un problème plus important en ce qui concerne l'industrie du cinéma et du divertissement en général : le fait qu'on continue à financer, à hauteur de centaines de millions de dollars, le manque de talent, tandis que des réalisateurs et des acteurs talentueux sont confinés à des conventions, des festivals indépendants et des chaînes Youtube.

Il serait peut être temps de renverser la vapeur, et d'éteindre la télé.

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