La fondation Mozilla a dévoilé cette semaine son projet d’os concurrent l’iOS d’Apple, Android , WebOs, Qnix et autres. L’Os s’appelera ‘Boot To Gecko’ (probablement en référence au moteur de rendu utlisé par Firefox).
Personnellement, je pense que cet os est bien parti pour réussir, surtout que sa prémice est la suivante 

« briser la mainmise des technologies exclusives dans le monde des terminaux mobiles »
Je m’explique : 
Je me rappelle qu’Android avait été présenté à l’époque (du tout premier Google Phone, une sorte de grosse brique à mi chemin entre un sidekick et un lg viewty) comme un sorte de ‘linux du web’, open source (c’est à dire tout à l’opposé du ‘don’t lift up the hood’ d’Apple). Il s’est ensuite averé que les constructeurs avaient une toute autre vision de la chose, certains poussant le vice jusqu’à rendre le téléphone inutilisable en cas de root pour débloquer des fonctions cachées ou installer des versions supérieures d’Android. Sans compter la fragmentation créée par ces mêmes fournisseurs : de motorola à htc, tous ont une surcouche android. Diffcile donc de trouver un téléphone/tablette phare présentant toutes les caractéristiques d’android.
J’ai eu un iphone (pendant 2 mois), un windows phone (pendant 1 semaine) et testé un motorola propulsé par android (pendant un week end) et dans les 3 cas j’ai éprouvé ce qu’on pourrait nommer la ‘tech fatigue’, c’est à dire l’exaspération qui se manifeste lorsqu’une app perd des fonctionnalités  d’une plateforme à l’autre (exemple facebook pour android…).  Depuis j’ai un blackberry (1 an 3 mois), avec un os antique , des menus basiques, des apps datées , mais qui remplit bien son office (ie recevoir mes emails et pouvoir naviguer en tout temps).
Enfin, les développeurs pour os mobiles que je connais (six ou sept) développent exclusivement pour android ou pour apple. La raison ? chaque plateforme mobile ayant ses propres règles et conventions de développement, ces développeurs ne veulent pas avoir à réecrire le code de leurs applications pour les rendre compatibles avec l’une ou l’autre des plateformes mobiles. 
Je pense donc que l’idée B2G, si il est bien exécutée, permettra de simpifier la question en remplacant la plateforme mobile par une plateforme plus universelle, dans ce cas de figure , le web. On est ici loin d’un meego, d’un symbian ou d’un bada (auquel je prédis une mort d’ici la fin de l’année, lors de la sortie de l’iphone 5), certes regorgeant de fonctionnalités, mais enfermés dans un écosystème .
Il va sans dire qu’un tel OS va, à l’instar de ChromeOS , être à 90% dépendant du web. Cela pose un petit problème par rapport à nos contrées où le coût des forfaits pour tablettes et smartphones est exhorbitant.

Jean Luc Houédanou

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